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Livres


 Vous trouverez ci-dessous des livres dont nous recommandons la lecture.

 

 

 

NOTRE CORPS NE MENT JAMAIS (Alice MILLER)

Pour la plupart d’entre nous, l’enfance fut une dictature : celle que firent régner nos parents sur l’expression de notre conscience spontanée d’enfants. Et pourtant, qui ne relativise pas cette tyrannie, pour préserver l’image d’un passé idéalisé permettant de refouler l’effroyable souffrance qui en résulta ? Dans Notre corps ne ment jamais, Alice Miller revient sur le tribut que nous payons chaque jour à ce mensonge, par soumission à l’injonction destructrice d’honorer les bourreaux de notre enfance, le Quatrième Commandement du décalogue. À travers les biographies de plusieurs écrivains, elle montre d’abord comment ces artistes ont déjoué leurs souffrances d’enfants par la littérature et sacrifié leur santé, plutôt que de mettre en cause leurs éducateurs.

La correspondance d’Anton Tchekhov, par exemple, atteste de son attitude bienveillante à l’égard de son père, ancien serf et alcoolique. Mais, dans son récit Le Père, que Tchekhov a complètement dissocié de sa vie consciente, il décrit un ivrogne qui vit aux crochets de ses fils et se vante de leurs succès. Comme son frère Nikolaï, Anton mourut jeune de tuberculose, faute d’avoir pu exprimer la moindre rancœur pour les raclées que le père leur avait infligées presque quotidiennement. Marcel Proust, autre exemple, manifestait par de l’asthme l’étouffement que lui occasionnaient les exigences bourgeoises de sa mère, à laquelle il écrivit un jour : « Je préfère avoir des crises et te plaire que te déplaire et n’en point avoir. » À travers sa célèbre anecdote de la madeleine, il idéalisa l’un des rares moments de son enfance où elle le prit dans ses bras sans lui faire de reproches. Il mourut de suffocation parce qu’il ne pouvait mettre en doute la « bienveillance » parentale.

Dans la seconde partie de son livre, Alice Miller présente les récits de personnes aujourd’hui décidées à se délivrer de la dictature du Quatrième Commandement. Celles-ci font face à l’attachement inconscient que nous avons tous pour nos parents maltraitants, un mécanisme de refoulement qui nous aveugle sur la réalité de notre enfance et nous légitime de transférer sur notre entourage des exigences issues de nos souffrances. En effet, contrairement à ce que la morale commande, « l’amour » que nous ressentons pour nos parents abusifs est un mélange d’attentes, d’illusions et d’obéissance face à la terreur. « Ce type de dépendance nourrit la haine, qui, pour être refoulée, n’en demeure pas moins active, explique l’auteure, et pousse à des agressions contre des innocents. » Ainsi, la volonté non consciente de conserver une image parentale idéale conduit-elle à justifier l’utilisation dévastatrice de nos enfants dans le rejouement de nos souffrances non résolues.

Je réalise pour moi-même, au fil de mon cheminement thérapeutique, combien il est difficile de se reconnaître en tant qu’acteur adulte de cette tyrannie. Sous l’emprise du rejouement, je dicte à l’autre mes sentiments refoulés, par l’imposition d’une répression qui est celle que j’inflige à l’expression de ma propre souffrance. Dans ces circonstances, il n’y a pas de place en moi pour l’écoute et le partage d’être à être, mais seulement la reproduction du mode de refoulement que j’ai intériorisé sous la terreur parentale. J’y vois aujourd’hui l’essence même de la dictature.

M. Co.

Alice Miller, psychothérapeute, est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels Le Drame de l'enfant doué (PUF, 1983), C'est pour ton bien (Aubier, 1984), L'Enfant sous terreur (Aubier, 1986), Chemins de vie (Flammarion, 1998) et plus récemment Libres de savoir, ouvrir les yeux sur notre propre histoire (Flammarion, 2001).

Vous pouvez consulter les derniers travaux d'Alice Miller sur son site http://www.alice-miller.com et trouver une bibliographie à la page L'œuvre l'Alice Miller.

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CIRCONCISION, LE COMPLOT DU SILENCE (Sami A. ALDEEB ABU-SAHLIED)

Cet ouvrage présente le débat religieux, médical, social et juridique chez les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans autour de la circoncision masculine et féminine.

Si aujourd'hui la circoncision féminine fait l'objet d'une campagne nationale et internationale visant à l'interdire, la circoncision masculine est acceptée et rares sont ceux qui osent la critiquer. On estime, à tort, qu'elle est moins grave que la circoncision féminine, voire bénéfique pour la santé.

L'auteur dénonce ce mythe entretenu par les Nations Unies et l'Organisation Mondiale de la Santé. Il démontre que la distinction entre la circoncision masculine et féminine est illusoire, toutes deux étant une violation flagrante de l'intégrité physique que rien ne justifie. Cette distinction est la raison principale de l'échec de la campagne contre la circoncision féminine. On ne peut garantir le droit à l'intégrité physique de la fille si on nie ce droit à son frère.

Sami A. Aldeeb Sahlied, chrétien d'origine arabe, est licencié et docteur en droit de l'Université de Fribourg et responsable du droit arabe et musulman à l'Institut suisse de droit comparé à Lausanne.

Sami A. Aldeeb Abu-Sahlied, Circoncision, le complot du silence, éd. L'harmattan, 2003.

L'auteur a publié chez le même éditeur (2001) un autre ouvrage plus volumineux, destiné aux chercheurs : Circoncision masculine, circoncision féminine, débat religieux, médical, social et juridique, avec une préface de Me Linda Weil-Curiel.

Site internet : http://www.sami-aldeeb.com

Vous y trouverez environ 150 de ses livres et articles (environ 8000 pages) sur : droits de l'homme, mutilations sexuelles, droit de famille, minorités religieuses, cimetières, art figuratif, dissimulation, nouvelle traduction et index juridique du Coran, traduction de 11 déclarations arabes et islamiques des droits de l'homme et de 6 projets de constitutions islamistes, politique au Proche-Orient, etc.

Lire également sur le présent site internet : Traumatisme de la circoncision.

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ÉLEVER SON ENFANT AUTREMENT (Catherine DUMONTEIL-KREMER)

De l'haptonomie à l'accouchement « comme à la maison », du chant prénatal aux jeux coopératifs, Catherine Dumonteil-Kremer donne des pistes pour aider les parents à faire des choix éducatifs cohérents et respectueux de l'enfant.

L'auteure s'appuie sur des articles de spécialistes mais aussi sur des témoignages de parents « experts » en leur domaine qui ont eu la générosité de partager leur savoir-faire : fabrication d'un porte-bébé ou de couches lavables, allaitement du bambin, techniques non-violentes de résolution des conflits…

Elle aborde les petites activités du quotidien (celles qui font les souvenirs merveilleux) tout comme les grands boulversements, pour nous aider à acquérir ce que Michel Odent appelle l'art de « parenter ».

Catherine Dumonteil-Kremer est consultante familiale, formatrice aux techniques de communication interpersonnelles, enseignante, éducatrice Montessori et animatrice en chant prénatal et familial. Elle est également maman de trois filles.

Catherine Dumonteil-Kremer, Élever son enfant autrement, Ressources pour une éducation alternative, éd. La Plage, 2003.

L'auteure anime le site la Maison de l'enfant (http://www.webzinemaker.net/maisonenfant/) et la liste de discussion internet Parents conscients (http://fr.groups.yahoo.com/group/Parents_conscients/).

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ŒDIPE ET LAÏOS (Olivier MAUREL et Michel POUQUET)

Œdipe ou Laïos ? Qui est responsable de la violence humaine ? Œdipe, le fils ou Laïos, le père ? Ou les deux à la fois ?

La violence prend-elle sa source dans les pulsions des enfants comme l'affirme la psychanalyse, ou dans les traumatismes subis par l'enfant, notamment dans la violence éducative qui lui est infligée « pour son bien » ? Ou dans les unes et les autres ?

Telle est la question fondamentale autour de laquelle tourne ce dialogue entre un psychanalyste et un professeur de lettres auteurs d'ouvrages sur la violence dont un sur la violence éducative.

Sans nier les autres causes sociales, politiques ou idéologiques de la violence, les auteurs de ce dialogue épistolaire sans concessions sont toutefois d'accord sur un point : c'est dans l'homme qu'il faut chercher la source principale de la violence, qu'elle soit innée ou qu'elle soit injectée par la violence éducative pratiquée par les adultes.

Olivier Maurel et Michel Pouquet, Œdipe et Laïos, Dialogue sur l'origine de la violence, éd. L'Harmattan, 2003.

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MÉDECINE, RELIGION ET PEUR (Olivier CLERC)

La médecine est devenue la religion du 20e siècle. Depuis Pasteur, les croyances et pratiques du christianisme se sont transposées dans le domaine médical : le médecin a pris la place du prêtre ; la recherche de la santé remplace la quête du salut ; l'espoir de l'immortalité (par clonage, manipulations génétiques, etc.) l'emporte sur l'attente de la vie éternelle ; la vaccination joue le même rôle initiatique que le baptême et un hypothétique vaccin universel sauvera demain l'humanité de toutes les maladies, comme le Sauveur a racheté tous les péchés du monde. Le pouvoir médical est aujourd'hui allié à l'État, comme l'était hier l'Église. Les « charlatans » sont poursuivis comme les « hérétiques » d'autrerois, et le dogmatisme prévaut sur l'ouverture à des théories « pas catholiques ». Un même esprit de déresponsabilisation caractérise le discours médical actuel et les sermons du passé. L'homme est aujourd'hui aliéné de son corps comme hier de son âme. Il continue d'être manipulé par la peur et par des espoirs infantiles.

Une prise de conscience de la façon dont les croaynces religieuses et leurs peurs inflencent subrepticement la médecine est indispensable pour s'acheminer vers la responsabilisation.

Olivier Clerc, Médecine, religion et peurs, L'influence cachée des croyances, éd. Jouvence, 1999.

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ESSAIS SUR LE MIMÉTISME (Olivier MAUREL)

Dans cet ouvrage, Olivier Maurel, professeur de lettres et auteur de plusieurs études sur la violence et la non-violence, analyse sept œuvres classiques et un film contemporain sous l'angle de la violence mimétique chère à René Girard. Pour ce dernier, l'imitation spontanée du désir de l'autre rend les relations humaines dangereusement conflictuelles. Les rivalités qui découlent de cette mimesis culminent avec le meurtre collectif d'une victime émissaire, dont le sacrifice a la propriété d'éviter la dissolution du groupe. Selon Girard, cette terrifiante expérience serait à l'origine des mythes antiques dans lesquels la victime est divinisée et le meurtre fondateur dissimulé.

Lorsqu'on les étudie sous cet angle, nombre d'œuvres littéraires se révèlent être animées par la dynamique du mimétisme. Cela ne devrait pas étonner si l'on songe que l'art du récit dramatique est inspiré par les grands mythes et par la volonté d'exprimer des vérités humaines fondamentales. Olivier Maurel passe ainsi en revue plusieurs tragédies - en particulier le Roméo et Juliette de Shakespeare - dans lesquelles l'amour-passion apparaît dicté par une rivalité mimétique plutôt que par un romantique coup de foudre. Téléguidés par des forces environnantes, les deux amants succombent en fait à la violence des clans rivaux qui se réconcilient d'ailleurs sur leur tombeau.

Selon Girard, la tragédie vise toujours à démasquer partiellement la crise sacrificielle camouflée par les mythes antiques. Mais des auteurs plus récents - notamment les philosophes du XVIIIe - ont poursuivi cette œuvre de démythification à leur manière. Ainsi, dans le Candide de Voltaire, trouve-t-on un parfait héros mimétique «élevé à ne jamais juger de rien par lui-même.» Dans un étrange déferlement de violence contagieuse, qui ressemble à s'y méprendre à la crise mimétique formulée par Girard, le récit chamboule toute valeur morale et fait périr les plus nobles âmes contre toute justice. C'est à l'issue du roman, lorsque ses richesses lui permettraient de devenir roi, que Candide comprend l'inanité de son ambition et qu'il renonce au désir mimétique.

Dans L'Éducation sentimentale de Flaubert, Olivier Maurel analyse l'un des plus grands romanciers du mimétisme, qui semble s'être appliqué à le détecter partout et sous toutes ses formes. Dans Le Moulin de Pologne de Giono, il aborde les fondements de la persécution collective. Mais c'est dans un scénario contemporain, le Zelig de Woody Allen, que Maurel voit la compréhension la plus aboutie du désir mimétique. Considéré comme l'un des films les plus énigmatiques du réalisateur américain, Zelig met en scène un petit personnage doté du pouvoir de se métamorphoser en un clin d'œil en celui qu'il côtoie. Il est bientôt considéré comme un cas pathologique et hospitalisé.

La particularité du scénario de Woody Allen est de situer l'origine de la pathologie de son personnage dans l'enfance: Léonard Zelig n'a pas été aimé par ses parents et c'est cette souffrance qui le pousse à se métamorphoser. Seuls l'amour et la sensibilité de sa thérapeute Eudora Flechter lui permettront finalement de sortir de sa névrose pour se découvrir enfin. Allen dénonce ainsi plusieurs aspects du mimétisme contemporain, dont le culte du conformisme culturel n'est pas le moins dangereux. Mais son originalité est sans doute de suggérer que celui qui n'a pas été reconnu et aimé dans son enfance cherche partout cet amour qui lui a fait défaut.

Quant à Olivier Maurel, il propose judicieusement de modifier la théorie du mimétisme à la lumière des travaux de la psychothérapeute Alice Miller. Rappelons que celle-ci étudie depuis plus de vingt ans les conséquences que l'éducation reçue dans la petite enfance peut avoir sur l'être devenu adulte. Ainsi, pour Miller, la violence mimétique n'a pas de prise sur l'enfant qui a été aimé et respecté. Un enfant habitué dès son plus jeune âge à subir la violence des adultes aura tendance à considérer cette dernière comme normale. Pour lui, la violence subie engendrera vraisemblablement une violence en retour ou un comportement de soumission à l'autorité. Par contre, l'enfant respecté percevra la situation conflictuelle avec sa sensibilité et son intelligence et pourra plus facilement choisir une réponse adaptée au présent.

Soulignons également à l'intention des professeurs de lettres que l'ouvrage d'Olivier Maurel contient en annexe une intéressante «grille de lecture» pour l'étude du mimétisme dans les œuvres littéraires.

Olivier Maurel, Essais sur le mimétisme, éd. L'Harmattan, 2002.

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THE EMOTIONAL LIFE OF NATIONS (Lloyd DEMAUSE)

The Emotional Life of Nations (la Vie émotionnelle des nations) décrit en quoi et comment l'évolution des pratiques éducatives constituent le moteur principal des changements historiques. De l'infanticide pratiqué dans l'Antiquité à la relation d'aide qui commence à émerger au cours du XXème siècle dans les pays occidentaux, il démontre que le rapport à l'enfant détermine pour chaque époque le contexte émotionnel des événements historiques, dans lesquels le cauchemar de l'enfance est remis en scène à travers les guerres et les violences sociales.

«Le but de ce livre, écrit Lloyd deMause, est de montrer que l'origine de la violence humaine tient dans l'holocauste vécu par les enfants à travers l'histoire, au cours de laquelle des milliards d'êtres humains innocents ont été couramment assassinés, incarcérés, affamés, violés, mutilés, battus et torturés par leurs parents et autres gardiens. Devenus des adultes vindicatifs, mutilés sur le plan émotionnel - c'est-à-dire de véritables bombes à retardement - ils rejouent périodiquement leurs traumatismes précoces au cours de rites sacrificiels qu'on nomme les guerres.»

L'ouvrage de Lloyd deMause, non encore traduit en français, décrit l'histoire à travers la transformation du rapport à l'enfant, qui produit de nouvelles personnalités intégrant progressivement des facettes d'elles-mêmes jusqu'alors fragmentées. Il constitue la première théorie unitaire de l'évolution conjointe de la psyché et de la société humaine, fournie par cette discipline récente qu'est la psychohistoire. Un travail considérable d'une importance capitale.

Lloyd deMause, The Emotional Life of Nations, éd. Karnac Books, 2002, 450 pages. Pour recevoir un exemplaire dédicacé de ce livre, envoyez un chèque ou un numéro de carte de crédit à: The Institute for Psychohistory, 140 Riverside Drive, New York, NY 10024, U.S.A. Prix $46,75 (port inclus).

Pour lire un extrait de cet ouvrage, voir La guerre du Golfe, une maladie mentale.

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LA FESSÉE (Olivier MAUREL)

Beaucoup de maux d'enfants et d'adultes (dépression, délinquance, tendance suicidaire, etc.) tiennent à la manière dont ceux-ci ont été traités dès leur plus tendre enfance, au moment où leur cerveau se formait. Loin de préparer l'enfant à affronter les duretés de la vie, les châtiments corporels perpétuent au contraire le cycle de la violence, caractérisé par le besoin inconscient de reproduire la violence subie.

Professeur de lettres retraité, Olivier Morel a toujours été préoccupé par l'origine de la violence humaine. L'idée qu'un enfant est profondément marqué par les châtiments qu'exercent sur lui les êtres qu'il aime le plus a modifié fondamentalement sa vision du monde. Il explique comment l'autoritarisme familial a eu une influence politique majeure sur les conflits et les totalitarismes du XXème siècle. Quand l'enfant est frappé, après la première surprise douloureuse, il intègre la violence à son mode de relation et la considère comme normale, ce qui ne peut se faire qu'aux dépens des autres et de lui-même, car sa sensibilité s'endurcit.

Pour Alice Miller, qui préface l'ouvrage, « ce livre est un cadeau pour les millions de jeunes qui n'ont pas encore d'enfants. Un cadeau aussi et surtout pour tous les enfants à naître dont les parents auront eu la chance de le lire. » L'auteur est également à l'origine du Manifeste contre la violence éducative.

Olivier Maurel, La Fessée, 100 questions-réponses sur les châtiments corporels, éditions La Plage (2001), 8, rue des Barris, F-34230 Tressan.

Une nouvelle édition revue et augmentée est parue en 2004, chez le même éditeur.

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LIBRES DE SAVOIR (Alice MILLER)

Souvent négligée par les discours officiels (ceux de l'Église ou du corps médical, par exemple), la violence éducative est généralement refoulée, en particulier par ceux qui en ont été les victimes. Comment l'adulte pourrait-il laisser libre cours à la parole curative lorsque, pour préserver ses proches, il dissimule ou nie les violences physiques, mais aussi verbales, qui lui ont été faites ? À la lumière de témoignages qui lui sont confiés, Alice Miller retrace l'itinéraire d'hommes et de femmes qui ont pu surmonter les traumatismes de leur enfance, en prenant conscience des méfaits de l'éducation traditionnelle qu'ils ont reçue.

Alice Miller, psychothérapeute, est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels Le Drame de l'enfant doué (PUF, 1983), C'est pour ton bien (Aubier, 1984), L'Enfant sous terreur (Aubier, 1986) et plus récemment Chemins de vie (Flammarion, 1998).

Alice Miller, Libres de savoir, ouvrir les yeux sur notre propre histoire, éditions Flammarion (2001).

Vous pouvez consulter les derniers travaux d'Alice Miller sur son site http://www.alice-miller.com et trouver une bibliographie à la page L'œuvre l'Alice Miller.

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DE MÉMOIRE DE FOETUS (Edmée GAUBERT)

Certaines émotions enfouies ne trouvent aucune explication dans la période postnatale, car leur origine remonte aux mystères de la vie intra-utérine durant laquelle le fœtus « capte » littéralement les émotions de sa mère. Il perçoit les moindres vibrations du vécu de ses parents et ces ressentis, qui ne lui appartiennent pas, marqueront profondément sa vie d'adulte.

L'auteure met en scène les mémoires cellulaires d'ovules et de spermatozoïdes dans lesquelles chacun peut se retrouver. Elle aborde les situations graves avec délicatesse et humour, dans une perspective de prévention et de guérison. Un livre pour mieux comprendre l'influence de notre héritage familial, et prendre soin de nos enfants à naître.

Edmée Gaubert, De Mémoire de fœtus, l'héritage familial s'inscrit dans nos cellules dès la conception, éditions Le Souffle d'Or (2001), B.P. 3, F-05300 Barret-sur-Méouge.

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LE CORPS SE SOUVIENT (Arthur JANOV)

Cet ouvrage dévoile les forces de la mémoire préverbale - ou mémoire cellulaire - et décrit ses effets à long terme, sur le corps et les émotions des êtres humains. En pratiquant la thérapie primale, Janov a compris que de remarquables possibilités de guérison apparaissent lorsqu'on permet aux patients de « re-sentir » les affects de son passé refoulé. Dans Le Corps se souvient, l'auteur expose ses recherches et, grâce à de nombreux exemples, montre à quel point le fait de revivre certaines périodes douloureuses de la prime enfance permet de s'en libérer définitivement.

Arthur Janov est le fondateur du Primal Center à Venice (Califormie). Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Cri primal (Flammarion, 1978), Empreinte (Robert Laffont, 1983) et La Biologie de l'amour (éditions du Rocher, 2001)

Arthur Janov, Le Corps se souvient, guérir en revivant sa souffrance, éditions du Rocher (1997).

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ÉMOTION DE CENSURE (BD) (Michel DURAND)

Après de longues études éprouvantes, périlleuses, et moult courts-circuits, l'auteur-dessinateur Michel Durand dévoile, dans ce premier tome - « Motion No 1 » - le fruit de douloureuses découvertes. L'homme : 70% d'eau, 30% de muscles, émotions: 0%. Cet album rappelle, non sans un humour au vitriol, ce danger bien réel qui guette la gent masculine et nombre de femmes qui veulent faire « comme les hommes ».

En douze portraits exceptionnels, l'auteur invite ses lecteurs à pénétrer sa propre sensibilité enfouie et à faire reculer les frontières de son propre refoulement. Une bande dessinée qui parvient à restituer magistralement les implications relationnelle et humaine d'une cruauté très ordinaire.

Michel Durand, Émotion de censure, « motion No 1 », éditeur Pictoris Studios (1999), 99, rue du Temple, 75010 Paris.

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